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	<title>Catastrophe annoncée pour l&#039;école - Historique des versions</title>
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	<updated>2026-05-04T12:20:24Z</updated>
	<subtitle>Historique des versions pour cette page sur le wiki</subtitle>
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		<title>Nadine : Nouvelle page : &#039;&#039;&#039;La catastrophe annoncée pour l&#039;école : une responsabilité partagée.&#039;&#039;&#039;                       &#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Pierre Frackowiak et Philippe Meirieu&#039;&#039;&#039;&#039;&#039;     &#039;&#039;&#039;&#039;&#039;Tribune publiée le 25 ao...</title>
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		<updated>2008-10-24T19:12:01Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Nouvelle page : &amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;La catastrophe annoncée pour l&amp;#039;école : une responsabilité partagée.&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;                       &amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;Pierre Frackowiak et Philippe Meirieu&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;     &amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;Tribune publiée le 25 ao...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;Nouvelle page&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;div&gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;La catastrophe annoncée pour l&amp;#039;école : une responsabilité partagée.&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&lt;br /&gt;
                     &lt;br /&gt;
&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;Pierre Frackowiak et Philippe Meirieu&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;Tribune publiée le 25 août 2008, dans     [http://pagesperso-orange.fr/SE-UNSA62/educatif/chroniquedepierrefrackowiak.htm    la chronique de Pierre Frackowiak]. Elle est destinée à alerter l&amp;#039;opinion publique, à poser les problèmes d&amp;#039;actualité relatifs à l&amp;#039;école... et à situer les responsabilités.&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Saccage de l&amp;#039;école publique. ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les mesures successives prises par Xavier Darcos, sous l&amp;#039;impulsion du&lt;br /&gt;
président Sarkozy et en parfaite cohérence avec la politique gouvernementale, ne&lt;br /&gt;
peuvent conduire l&amp;#039;École française qu&amp;#039;à la catastrophe... à court, à moyen et à long&lt;br /&gt;
terme. Souvent habilement habillée sous les oripeaux de la générosité sociale, la&lt;br /&gt;
destruction de l&amp;#039;École de la République se met en place de manière cohérente,&lt;br /&gt;
déterminée, et sans susciter de mouvements suffisamment significatifs tant dans le&lt;br /&gt;
paysage syndical que politique.&lt;br /&gt;
      &lt;br /&gt;
Il suffit d&amp;#039;énumérer quelques-unes des récentes décisions pour prendre&lt;br /&gt;
l&amp;#039;ampleur de ce qui se passe sous nos yeux : abandon des programmes du primaire&lt;br /&gt;
de 2002 qui avaient fait l&amp;#039;objet d&amp;#039;une large concertation et d&amp;#039;un vaste consensus, pour&lt;br /&gt;
revenir, peu ou prou, aux programmes de la 3ème République... réduction de la&lt;br /&gt;
semaine scolaire, avec les déséquilibres chronobiologiques très graves qu&amp;#039;elle ne&lt;br /&gt;
manquera pas d&amp;#039;entraîner chez les enfants les plus fragiles... organisation du soutien&lt;br /&gt;
et de stages de remise à niveau pendant les vacances sans évoquer les&lt;br /&gt;
transformations prioritaires des pratiques pendant le temps scolaire... disparition des&lt;br /&gt;
cycles qui, avec le travail en équipe, devaient permettre un enseignement plus&lt;br /&gt;
personnalisé et diminuer le redoublement... remise en question des Réseaux d&amp;#039;Aide&lt;br /&gt;
(RASED) et de la plupart des dispositifs susceptibles de venir en appui aux&lt;br /&gt;
enseignants dans les situations difficiles... abandon des politiques éducatives&lt;br /&gt;
partenariales et diminution drastique des moyens qui leur étaient affectés...&lt;br /&gt;
changements d&amp;#039;orientation radicaux, et sans véritable travail en amont, des&lt;br /&gt;
programmes de plusieurs disciplines du secondaire... attaques contre les matières&lt;br /&gt;
jugées « subversives » (comme les Sciences Économiques et Sociales)... disparition&lt;br /&gt;
programmée de tout cadrage national de la formation professionnelle des&lt;br /&gt;
enseignants et réduction de celle-ci à la portion congrue, en particulier pour le&lt;br /&gt;
second degré, juste au moment où l&amp;#039;on annonce une réforme pédagogique du&lt;br /&gt;
lycée... absence de toute réflexion sur le collège qui reste, quoi qu&amp;#039;on en dise, le&lt;br /&gt;
maillon le plus faible de notre système... suppression progressive de la carte scolaire&lt;br /&gt;
avec un accroissement inévitable des phénomènes de ghetto et des inégalités entre&lt;br /&gt;
les établissements... et, bien sûr, réduction dramatique des moyens... Tout va&lt;br /&gt;
clairement dans le même sens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Même des mesures apparemment de bon sens, comme le soutien avec les&lt;br /&gt;
heures libérées par la réduction de la semaine scolaire, sont dangereuses. On ne&lt;br /&gt;
réussira pas, en effet, à améliorer les performances de l&amp;#039;école avec des dispositifs&lt;br /&gt;
déconnectés de la dynamique de la classe ou avec des répétiteurs sans formation&lt;br /&gt;
pédagogique. On ne réussira pas à redonner le goût des savoirs et du travail à tous&lt;br /&gt;
les enfants sans une articulation étroite et intelligente entre les pratiques scolaires,&lt;br /&gt;
qui doivent impérativement évoluer vers une pédagogie plus active et différenciée, et&lt;br /&gt;
les activités proposées par ailleurs, en particulier par les mouvements d&amp;#039;Éducation&lt;br /&gt;
populaire qui ont une approche éducative originale et complémentaire de l&amp;#039;école. De&lt;br /&gt;
plus, quelques heures de soutien permettront au pouvoir de se donner bonne&lt;br /&gt;
conscience et de transformer les victimes en coupables : « On aura tout fait pour&lt;br /&gt;
eux ! »... s&amp;#039;ils ne réussissent pas, c&amp;#039;est vraiment qu&amp;#039;ils sont bêtes et que leurs&lt;br /&gt;
parents ne font pas leur travail ! Et puis, cela montre bien aux parents la direction à&lt;br /&gt;
prendre si l&amp;#039;on veut que ses enfants réussissent à l&amp;#039;école : des cours&lt;br /&gt;
supplémentaires ! Et, comme l&amp;#039;Éducation nationale n&amp;#039;en donnera jamais assez, les&lt;br /&gt;
familles angoissées ne manqueront pas, dans la même logique, de faire appel aux&lt;br /&gt;
officines privées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En réalité, l&amp;#039;État se replie aujourd&amp;#039;hui sur un fonctionnement technocratique de&lt;br /&gt;
la « forme scolaire ». Il multiplie les contrôles institutionnels avec une frénésie&lt;br /&gt;
évaluative sans précédent, mais se retire de tout ce qui peut permettre de donner&lt;br /&gt;
une impulsion véritable à l&amp;#039;Éducation nationale. Il décourage les enseignants et&lt;br /&gt;
démobilise les cadres. Il prétend « piloter par les résultats », mais sans donner aux&lt;br /&gt;
acteurs d&amp;#039;autres moyens pour les produire que de pratiquer une « bonne sélection ».&lt;br /&gt;
Sous couvert d&amp;#039;un « recentrage sur les fondamentaux », il réduit l&amp;#039;ambition du&lt;br /&gt;
« service public d&amp;#039;éducation » à une mécanique administrative et habitue les citoyens&lt;br /&gt;
à aller chercher ailleurs ce que le « service public » n&amp;#039;aura plus les moyens ­ ni la&lt;br /&gt;
volonté ­ de leur donner. L&amp;#039;Éducation nationale est ainsi amputée de ce qui, depuis&lt;br /&gt;
Jean Zay, Alain Savary ou Lionel Jospin a fait sa fierté : un travail collectif de&lt;br /&gt;
mobilisation en faveur d&amp;#039;une démocratisation effective de l&amp;#039;accès aux savoirs, à la&lt;br /&gt;
culture, à la socialisation responsable. Notre « école » va produire des élèves&lt;br /&gt;
calibrés pour satisfaire à des tests... et laisser les privilégiés donner à leurs enfants&lt;br /&gt;
« la véritable éducation » à laquelle elle aura renoncé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La lourde responsabilité de la gauche. ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais, ne nous leurrons pas : la gauche, et notamment le Parti Socialiste,&lt;br /&gt;
portent une lourde part de responsabilité dans cette situation. Elle avait abandonné&lt;br /&gt;
la loi d&amp;#039;orientation de 1989, loi historique qui marquait l&amp;#039;entrée de l&amp;#039;école dans la&lt;br /&gt;
perspective du 21ème siècle. Obsédé par des préoccupations électoralistes qui se&lt;br /&gt;
sont avérées complètement contre-productives, le PS s&amp;#039;est réfugié dans une&lt;br /&gt;
abstention surprenante pour un parti qui avait toujours mis l&amp;#039;éducation au coeur de&lt;br /&gt;
son projet politique. Nous avons observé une frilosité sans précédent sur les&lt;br /&gt;
questions d&amp;#039;éducation durant la campagne des présidentielles de 2002 et de 2007.&lt;br /&gt;
Pas de vraie contre-offensive au moment du « débat sur l&amp;#039;école » ou de la loi&lt;br /&gt;
d&amp;#039;orientation de François Fillon. Pas de réaction quant aux décisions ultra&lt;br /&gt;
conservatrices du ministère de Robien : un grand nombre de parlementaires de&lt;br /&gt;
gauche ont même approuvé le retour du b-a ba pour l&amp;#039;apprentissage de la lecture,&lt;br /&gt;
comme s&amp;#039;ils avaient oublié que le projet d&amp;#039;instruire, dans la pédagogie républicaine,&lt;br /&gt;
est indissociable de celui de l&amp;#039;émancipation par la formation de l&amp;#039;intelligence. Pas de&lt;br /&gt;
réaction sur « les nouveaux vieux programmes », la réduction de la semaine&lt;br /&gt;
scolaire, le soutien et les stages pendant les vacances. Un silence assourdissant&lt;br /&gt;
devant le déni de la pédagogie et les accusations infamantes contre les&lt;br /&gt;
« pédagogistes » accusés de tous les maux. etc. Le seul domaine où le PS s&amp;#039;est&lt;br /&gt;
clairement exprimé est celui des moyens et, notamment, des suppressions de&lt;br /&gt;
postes. Mais sans faire le lien nécessaire avec les autres problèmes : les conditions&lt;br /&gt;
pour une démocratisation qualitative, les programmes pour le 21ème siècle, le statut&lt;br /&gt;
et les missions des enseignants, l&amp;#039;amélioration du fonctionnement des&lt;br /&gt;
établissements pour lutter efficacement contre les violences scolaires, la mise en&lt;br /&gt;
oeuvre d&amp;#039;une conception globale de l&amp;#039;éducation, des partenariats nouveaux avec les&lt;br /&gt;
parents et les collectivités, la construction d&amp;#039;une véritable formation tout au long de la&lt;br /&gt;
vie favorisant les liens intergénérationnels... En bref, rien sur les missions et les&lt;br /&gt;
méthodes du « service public d&amp;#039;éducation ». Nous ne savons pas aujourd&amp;#039;hui ce que&lt;br /&gt;
la gauche veut vraiment pour notre École... et cela laisse apparaître la droite comme&lt;br /&gt;
seule force de propositions : la privatisation, ouverte ou implicite, est sournoisement&lt;br /&gt;
devenue, pour beaucoup de Français, le seul moyen d&amp;#039;améliorer la qualité de notre&lt;br /&gt;
institution scolaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La situation et l&amp;#039;avenir de l&amp;#039;Éducation nationale sont, dans ce contexte,&lt;br /&gt;
extrêmement inquiétants. Alors que l&amp;#039;École a besoin de la durée pour réussir et pour&lt;br /&gt;
répondre aux nouveaux enjeux de la société, alors qu&amp;#039;elle a besoin d&amp;#039;une continuité&lt;br /&gt;
républicaine transcendant les aléas politiques, alors qu&amp;#039;elle a besoin d&amp;#039;une nouvelle&lt;br /&gt;
réflexion sur ses contenus, ses méthodes, sa place dans la Cité et dans la société...&lt;br /&gt;
on constate, à droite, un conservatisme exacerbé ouvrant la voie à une conception&lt;br /&gt;
libérale de l&amp;#039;école, en contradiction totale avec la tradition française et, à gauche, une&lt;br /&gt;
absence inquiétante de propositions alternatives.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il n&amp;#039;y a, malheureusement, guère de raisons d&amp;#039;être optimiste aujourd&amp;#039;hui&lt;br /&gt;
malgré les efforts des mouvements pédagogiques, des mouvements d&amp;#039;Éducation&lt;br /&gt;
populaire, de parents d&amp;#039;élèves mobilisés et de collectivités territoriales exaspérées&lt;br /&gt;
par l&amp;#039;irresponsabilité de l&amp;#039;État en matière éducative, malgré aussi les propositions&lt;br /&gt;
constructives de nombreux experts. Les médias, toujours à l&amp;#039;affût de&lt;br /&gt;
sensationnalisme, n&amp;#039;aident guère les citoyens à penser en termes positifs pour&lt;br /&gt;
véritablement mettre en place, localement et nationalement, des instances capables&lt;br /&gt;
de faire des propositions. Il serait pourtant possible d&amp;#039;exploiter l&amp;#039;intelligence collective&lt;br /&gt;
pour imaginer un nouveau projet éducatif durable, moderne, démocratique et&lt;br /&gt;
mobilisateur. Si nous ne voulons pas, en matière éducative, refaire l&amp;#039;erreur&lt;br /&gt;
dramatique que nous avons faite sur l&amp;#039;écologie et l&amp;#039;avenir de la planète en réagissant&lt;br /&gt;
vingt ans trop tard, il est temps de nous mettre au travail. Que toutes les forces&lt;br /&gt;
progressistes s&amp;#039;unissent pour dire enfin quelle éducation elles veulent pour notre&lt;br /&gt;
monde, quelle École, mais aussi quels médias, quelle conception de la formation tout&lt;br /&gt;
au long de la vie, quelle politique culturelle et familiale... Il est temps d&amp;#039;assumer notre&lt;br /&gt;
responsabilité vis à vis du futur ! Nous n&amp;#039;avons que trop tardé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
NB : Pierre Frackowiak et Philippe Meirieu développent ces idées dans un ouvrage publié&lt;br /&gt;
par les Editions de l&amp;#039;Aube, &amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;L&amp;#039;éducation peut-elle être encore au coeur d&amp;#039;un projet de société ?&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&lt;br /&gt;
(2008). Philippe Meirieu publie, en septembre 2008, une nouvelle édition de &amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;Pédagogie : le&lt;br /&gt;
devoir de résister&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039; (ESF éditeur) où il analyse la politique éducative de 2007-2008 et les&lt;br /&gt;
réponses qu&amp;#039;elle appelle.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Nadine</name></author>
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